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Que nous reste-t-il du zéro déchet après la crise ?

Que nous reste-t-il du zéro déchet après la crise ?

Vous rappelez-vous du mouvement zéro déchet lorsque nous étions au cœur de la crise sanitaire ? Probablement pas. C’était, et avec raison, le dernier des soucis de plusieurs d’entre nous. Plusieurs en avaient appelé à la « mort » du mouvement zéro déchet avec le retour en masse des emballages à usage unique, l’apparition incontrôlable des masques jetables et le recul des pratiques écoresponsables chez la plupart des citoyen.ne.s. Pourtant, aujourd’hui, malgré la circulation toujours active du virus de la COVID-19, les épiceries zéro déchet existent toujours, la demande pour les conférences et les ateliers sur ce mode de vie ont repris leur rythme de croisière et le sujet reste indéniablement sur la table.

Pourquoi ? On pourrait longtemps en discuter et trouver une multitude de raisons, mais j’aurais tendance à donner deux explications principales. La première étant que les acteur.trice.s du milieu zéro déchet ont fait un excellent travail de sensibilisation pour s’assurer que collectivement, nous comprenions bien pourquoi tendre vers un mode de vie écoresponsable est si important. Quand on comprend pourquoi poser un geste, il devient plus sensé de le faire et de le maintenir dans le temps.

La seconde étant que la crise climatique devient de plus en plus tangible dans nos quotidiens. Il est difficile de fermer les yeux sur les feux de forêt de plus en plus fréquents et violents, les inondations, les tempêtes, les canicules, les sécheresses. La crise climatique ne semble plus si lointaine et abstraite. Elle est chez nous, maintenant.

Mais après plus de deux ans au cœur de cette crise sanitaire, que nous reste-t-il du mode de vie zéro déchet ?

Une compréhension plus large du mode de vie zéro déchet

Avant la pandémie, le vrac était l’image collective par excellence pour représenter le zéro déchet. Acheter des aliments ou des produits sans emballages était au cœur de cette transition. Pourtant, bien que le vrac fasse effectivement partie du mode de vie zéro déchet, il n’en est pas la seule et unique définition.

Le mode de vie zéro déchet, c’est bien plus qu’un simple pot mason. Adopter un mode de vie zéro déchet, c’est surtout et avant tout : consommer moins (bonjour minimalisme !), réutiliser ce qui existe déjà (bonjour friperies !), éviter de jeter de la nourriture encore comestible (bonjour anti-gaspillage alimentaire), apprendre à faire soi-même (bonjour délicieux pain maison !), cultiver soi-même des aliments (bonjour agriculture urbaine !) et bien plus.

Pendant la pandémie, plusieurs modes de vie plus écoresponsables ont gagné en popularité, rendant la conception même du mode vie zéro déchet et écoresponsable plus globale et pertinente ! Pour tendre vers le zéro déchet, le vrac n’est donc plus une nécessité, il fait simplement partie d’un vaste bouquet de solutions à notre disposition duquel choisir des habitudes écoresponsables qui conviennent à nos limites et notre contexte de vie !

Une meilleure compréhension des enjeux sanitaires

Vous souvenez-vous de la question fatidique du début de la pandémie dans le milieu zéro déchet : « Est-ce sécuritaire d’acheter en vrac ? »

La vérité, c’est qu’à ce moment précis, on ne savait pas. Depuis, il est devenu clair que le virus se propage par les gouttelettes dans l’air et que la contamination par les surfaces, bien que théoriquement possible, est peu probable et facile à éviter grâce à de bonnes pratiques sanitaires.

La pandémie a amené les épiceries zéro déchet à revoir et bonifier leurs pratiques sanitaires. Aujourd’hui, vous êtes toujours invité.e.s à vous désinfecter les mains à votre entrée, un processus clair d’utilisation des ustensiles a été installé et la clientèle est beaucoup mieux sensibilisée aux bonnes pratiques !

Des solutions

En comprenant mieux les enjeux sanitaires de façon collective, il a donc été plus facile de mettre en lumière les solutions qui répondent à la fois aux aspects sanitaires, environnementaux et économiques. Et le grand champion dans toutes les catégories, c’est le réutilisable! Que ce soit les contenants personnels de la clientèle, des contenants réutilisables en consigne ou de la bonne vieille vaisselle lavable, le réutilisable a l’avantage de pouvoir facilement être assaini, il est écologique et économique !

 

Le plaisir de ralentir

Bien que la crise sanitaire ait amené son (particulièrement gros) lot de problèmes et d’impacts négatifs, elle a aussi été l’occasion d’apprentissages et d’avancements. Il n’en tient qu’à nous de maintenir ces acquis dans notre quotidien.

Et si la pandémie nous avait aussi amené.e.s sur d’autres chemins ? Comme l’appréciation d’un mode de vie plus lent ? Ralentir en travaillant moins, par exemple, nous donne plus d’espace et de marge de manœuvre pour réfléchir à des changements écoresponsables dans notre quotidien.

Et il semblerait que c’est meilleur pour la santé !

 

Photo à la une : Elaine Casap on Unsplash.

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